L’Olympique Lyonnais, un exemple de travail collaboratif médecin-kinésithérapeute.
par Stefania

Le Docteur Emmanuel Orhant (Responsable Médical du Club) et Johan Howse (kinésithérapaute de l'Equipe Pro 2), nous expliquent de quelle manière askamon l'accompagne au quotidien

 Docteur Orhant

En tant que Responsable Médical du club, quels étaient vos objectifs d'utilisations lors de sa mis en place au sein du club?
Au sein de la fédération, c’était une obligation, puis quand je suis arrivé au club en 2008, je voulais un logiciel médical, puisqu’il n’y en avait pas, qui me permette de suivre tous mes joueurs.
Aujourd'hui, quelle utilisation en faites-vous au quotidien?
J’utilise askamon quotidiennement pour le suivi médical global de tous mes joueurs, au niveau des blessures et de l’administratif.
Quelles améliorations a permis askamon depuis sa mise en place à l’OL ?
Depuis la mise en place d’askamon au club, je dirais que les améliorations se situent surtout au niveau du traitement, de la gestion et de la lecture des dossiers attachés. Je scanne tous les documents d’imagerie et je les intègre systématiquement dans askamon.  C’est ainsi devenu quelque chose de très pratique, très rapide et qui est utilisable instantanément lorsque je veux revoir une IRM, des clichés de radio, etc… C’est beaucoup plus simple que de faire ces recherches dans des dossiers papier.
Ensuite, je dirais qu’en 4 ans d’utilisation, j’ai constaté desaméliorations importantes sur l’outil statistiqueainsi que sur le suivi des accidents de travail. Bien que le logiciel ait connu de grandes évolutions, la philosophie de l’outil a toujours été maintenue et il a donc été simple de prendre en main la dernière version d’askamon.
J’ai travaillé une dizaine d’années pour d’autres fédérations avec des solutions informatiques qui ne correspondaient pas bien à mes attentes. Lorsque j’ai intégré l’Olympique Lyonnais, j’ai retrouvé dans askamon les réponses à mes attentes, avec une utilisation bien plus pratique. Petit à petit, j’ai rencontré les gens d’askamon, ce qui m’a permis d’échanger avec eux et d’avoir au final un outil vraiment adapté et qui, dans sa façon de gérer un dossier médical, m’a apporté du confort.
Quel semble être pour vous l’atout majeur d’askamon ?
Je pense qu’il y a eu une écoute de la part de l’équipe askamon sur ce que je souhaitais ; cette écoute a permis d’avancer pour aboutir à quelque chose qui me ressemblait un petit peu. askamon s’est adapté à ma façon de voir et moi je me suis adapté sur le reste, ce qui en fait maintenant un outil pratique.
Quel sont les évolutions que vous jugez intéressantes pour l'avenir d'askamon ?
D’un point de vue médical, je pense qu’askamon est complet. Les évolutions pourraient se faire plutôt du côté de l’utilisation par les kinés, ce qui permettrait d’avoir un accès simplifié et plus pratique pour tous les intervenants paramédicaux.
Quel est le ressrnti des sportifs par rapport à l'information de leur dossier médical ?
Les sportifs ont une vision tout-à-fait positive du dossier médical informatisé. D’un point de vue pratique,askamon a un côté ludiquequi me permet d’échanger avec eux de façon claire sur les blessures qu’ils ont eu par exemple. Par ailleurs, il s’agit de jeunes générations qui sont déjà hautement sensibilisées aux outils informatiques, donc il n’y a aucun problème avec eux.
Et concernant les instances administratives et dirigeantes ?
Lorsque que j’ai voulu informatiser le club, l’équipe dirigeante a accepté, même si cela représentait un centre de coût. Elle était consciente qu’un vrai suivi médical informatisé permettrait de faciliter la tâche médicale au sein de l’OL. Chaque année, je présente ainsi mon dossier annuel en y intégrant les statistiques et tableaux askamon.
Un dernier mot ?
Je souhaite que la collaboration avec les équipes d’IMSPro perdure.
  Johan Howse
Vous travaillez en étroite collaboration avec les médecins du club. De quelle manière organisez-vous l’intégration des données dans askamon?
Et quel est votre objectif principal d’utilisation de cet outil ?
Je travaille beaucoup avec le Docteur Moyère avec lequel j’échange énormément au quotidien. La communication verbale directe reste incontournable, nous tenons d’ailleurs des points quotidiens avant ou après les entraînements, parfois même pendant les entraînements lorsque c’est nécessaire, mais je dirais qu’askamon permet en parallèle d’échanger sur unebase de travail centralisée.
En terme d’organisation, les médecins saisissent les données médicales liées aux diagnostics et l’équipe de kinésithérapeutes intègre les données paramédicales, à savoir les soins liés aux pathologies référencées par les médecins ainsi que les soins de prévention ou de confort pour les joueurs qui sont en reprise par exemple.
Par rapport à cette stratégie, j’intègre mes données paramédicales de traitement quotidiennement. Grâce à l’amélioration du logiciel, il devient facile de cliquer sur les items disponibles dans askamon de façon à entrer tous les actes qui sont effectués sur un joueur.
J’utilise le concept du  Click & Store, ce qui me permet unesaisie plus rapide avec en plus la possibilité de générer des statistiquessur tous les éléments cliqués.
Pour moi, l’objectif est d’avoir un  suivi de l’évolution des soins, mais aussi et surtout de pouvoir  partager mes données avec le médecin.  Aussi, en cas d’absence, mon collègue peut se connecter à ma team et avoir une trace du travail effectué si je n’ai pas fait la transmission écrite ou orale au préalable.
Que vous apporte askamon dans votre pratique ?
Lorsque je suis entré au club, nous n’avions pas de logiciel qui permettait de centraliser toutes les informations comme le fait askamon.
Dans ma pratique quotidienne, askamon m’a vraiment permis de recueillir et de créer une base de données médicales. De plus, le service support nous transmet les analyses statistiques chaque année, ce qui est réellement intéressant pour nous. Cela nous permet d’évaluer les différentes blessures rencontrées et d’essayer d’en trouver les liaisons avec les évènements survenus au cours de la saison.
Sur un plan plus personnel, je suis  très satisfait de la relation instaurée avec le service support et notamment avec Stefania Federico avec qui j’ai été amené à travailler. En effet,  suite à ma demande, il a été possible de mettre en place un recueil de données sur la comptabilisation des soins enregistrés. Cela me permet d’objectiver mon volume de travail accordé soit aux soins curatifs soit aux soins préventifs.
Je peux ainsi avoir un bon visuel de mon volume de travail et bien mettre en évidence le fait que dans le sport de haut-niveau, il y a une très grande partie de la kinésithérapie qui est accordée au travail préventif.
Sur la saison 2011/2012, nous en avons fait le constat sur mes valeurs, avec un nombre de soins préventifs un peu plus conséquent que les soins curatifs, ce qui respecte l’objectif d’avoir de moins en moins de soins curatifs. Nous pouvons ainsi le mettre en avant et le justifier éventuellement au cours de réunions.
De votre point de vue, quel semble être l’atout majeur d’askamon ?
Le logiciel a véritablement permis de centraliser les données. Auparavant, nous travaillions sur support papier ! Alors il est vrai que l’on passe un peu plus de temps sur informatique mais de fait, le retour est beaucoup plus précis et fiable.
Selon moi, le gros avantage d’askamon est également la  facilité d’accès à sa plateforme ; que l’on soit au bureau ou au domicile, on peut continuer à travailler normalement sans perdre de temps, ceci même lorsque l’on est en déplacement. Cela nous permet de travailler en continuité sans temps mort, même lorsque l’on ne dispose pas de connexion Internet.
En tant que kiné du club, quelles sont les évolutions que vous attendez en priorité pour askamon ?
Une évolution qui pourrait être intéressante serait d’ intégrer la réathlétisation, qui est entre deux chemins, proche à la fois de la kinésithérapie mais aussi de la préparation physique. Selon les clubs, ce sont des kinés qui effectuent la réathlétisation, dans d’autres clubs ce sont des préparateurs physiques, mais il est vrai que l’on forme une triade et il serait ainsi intéressant que des données spécifiques puissent être intégrées au niveau du travail qui est exécuté en réathlétisation.